Quelle semaine incroyable !
Dimanche dernier, le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis rassemblait 26.000 personnes en présentiel et atteignait le record de 50.000 personnes présentes en direct en même temps sur les réseaux sociaux pour le suivre. Le soir, les 20H de TF1 et de France 2, mais aussi les journaux télévisés de France 3 et M6 rendaient compte de ce meeting devant plus de 10 millions de personnes cumulées. Dès le lendemain, les différentes vidéos tirées du meeting dépassaient les 40 millions de vues sur les réseaux sociaux. Ces chiffres sont tout simplement époustouflants.
Mais ce meeting exceptionnel fait bien plus qu’enchaîner les records de fréquentation présentielle, numérique et télévisuelle. Il donne le « la ». D’abord parce que personne en France ne peut rivaliser avec cette démonstration de force populaire à un an du second tour de l’élection présidentielle. Ensuite, parce qu’il pose un cadre de campagne clair pour les insoumis et pour le pays : là où nos adversaires semblent décidés à faire des campagnes d’attaques ad hominem, Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de présenter nos propositions et l’horizon positif que nous traçons avec L’Avenir en commun, notre programme de gouvernement.
« On est chez nous ! »
Dans ce meeting, les prises de parole d’Annie Ernaux et d’Éric Vuillard, respectivement prix Nobel et prix Goncourt de littérature, donnaient à cet évènement une dimension culturelle : oui, les artistes seront de la bataille de 2027. Celle de Bally Bagayoko, maire victorieux dès le premier tour à Saint-Denis-Pierrefitte, agissait comme la démonstration de notre capacité à l’emporter dans les urnes en 2027, de la même manière que nous venons de le faire à la municipale en 2026. Enfin, les réactions très puissantes des personnes présentes pour ce meeting ont elles aussi envoyé un signal au pays que nous pouvons résumer par la formule entonnée spontanément par le public : « On est chez nous ! ».

« À la fin, ça se terminera entre eux et nous », disait Jean-Luc Mélenchon dès janvier 2012, faisant référence à l’affrontement qui ne manquerait pas d’arriver entre l’extrême droite et la gauche de rupture que nous incarnons avec les insoumis. Nous y sommes. Et à Saint-Denis, tout à coup, c’est cela qui a sauté aux yeux des observateurs politiques. Car des drapeaux tricolores à la Marseillaise en passant par les slogans « On est chez nous ! », « Nouvelle France ! » ou encore « Liberté ! » entonnés par le public, tout indique que la bataille de 2027 sera aussi celle d’un choix clair et limpide entre deux options radicalement opposées pour notre pays. D’un côté avec Le Pen et Bardella, une définition ethnique du peuple français par la suppression du droit du sol ; de l’autre avec Mélenchon et les insoumis, une définition politique par la réaffirmation du droit du sol et l’accomplissement du programme de la République contenu dans la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». Deux options pour la France. Deux manières opposées de dire « On est chez nous ». Pour l’extrême droite, en sous-entendant « On est chez nous… mais pas vous » ; pour les insoumis, en affirmant avec force un contenu antiraciste : « Que vous le vouliez ou non, on est chez nous et on ne va pas partir ».
J’aurais encore beaucoup à dire sur ce meeting, tant il est à mes yeux la traduction en réalité matérielle de ce que j’appelle la « stratégie du drapeau », mais je veux me concentrer ici sur d’autres éléments. Car si on peut dire qu’avec le meeting de Saint-Denis la semaine a commencé un dimanche, il n’y a presque pas eu un jour sans que se donne à voir une exceptionnelle dynamique de campagne.
L’équipe insoumise sur tous les fronts

Dès le lendemain matin du meeting, lundi 8 juin, Manuel Bompard sur RMC et BFMTV et Mathilde Panot sur France Info enfonçaient le clou du succès de Saint-Denis ; le soir, réagissant au terrible meurtre de Lyhanna, Clémence Guetté rappelait sur BFMTV nos propositions pour lutter contre la pédocriminalité et rappelait que pour combattre le patriarcat, il fallait éviter de composer des plateaux télé uniquement composés d’hommes comme c’était le cas avant son arrivée sur le plateau. Le 9 juin après-midi sur LCP, Marianne Maximi dénonçait la culture du viol et le système patriarcal ; le même jour sur France 24 et RFI, Nadège Abomangoli montrait qu’il existe des exemples à suivre à l’international sur ces sujets. Le 10 juin au soir, c’était Mathilde Panot qui participait à une émission spéciale pour présenter nos propositions en matière de lutte contre la pédocriminalité et contre le système patriarcal. Le lendemain, c’était Gabrielle Cathala qui dénonçait sur BFMTV l’empilement intenable de « priorités » données aux procureurs et empêchant une lutte efficace contre les violences faites aux enfants. Le terrain médiatique était donc largement occupé par les insoumis.
Comme l’était aussi la scène internationale. Car tandis que s’achevait le meeting de Saint-Denis, nos camarades Rima Hassan, Arnaud Le Gall, Manon Aubry et Andrée Taurinya s’envolaient pour un déplacement de soutien aux peuples libanais et palestinien avec notamment une rencontre du président de la République libanaise Joseph Aoun. Mais aussi un entretien avec Hervé Lecoq, chef adjoint de la FINUL, au sein de laquelle sont engagés 700 de nos compatriotes et où trois de nos soldats, Anicet Girardin, Florian Montorio et Florian Gillet, ont perdu la vie. Pour notre honneur à tous, nos camarades insoumis se sont aussi rendus aux côtés des réfugiés et des blessés de guerre palestiniens et libanais, et ont apporté leur soutien aux personnels soignants.
En France, le terrain de la lutte dans la rue n’était pas en reste. Le lundi 8 juin, Gabrielle Cathala représentait le groupe LFI dans la manifestation appelée par les associations féministes devant le ministère de la Justice après la mort de Lyhanna. Le lendemain, 9 juin, Anne Stambach-Terrenoir, Nadège Abomangoli, Éric Coquerel, Clémence Guetté, Anaïs Belouassa-Cherifi et Mathilde Panot étaient aux côtés des AESH en lutte pour exiger des conditions de travail et des salaires dignes. Le 12 juin, Thomas Portes était avec la Confédération nationale du logement devant le ministère pour défendre le droit à un logement digne et abordable. Et avant cela, le 11 juin, nous étions un grand nombre, Jean-Luc Mélenchon inclus, aux côtés des salariés d’Arcelor Mittal mobilisés à proximité de l’Assemblée nationale pour demander la nationalisation de leur entreprise et sauver l’acier français.

Le foot et les jeux vidéos aussi…
À l’Assemblée aussi, les insoumis étaient en force, justement pour obtenir cette nationalisation d’Arcelor Mittal. Qu’il était savoureux de voir, aux côtés du député communiste Nicolas Sansu, co-rapporteur du texte, sa co-rapporteure l’insoumise Aurélie Trouvé. Et à côté d’eux le président de la Commission des Finances, l’insoumis Éric Coquerel. Et à la tribune à tour de rôle les vice-présidente Nadège Abomangoli et Clémence Guetté. Qu’il était savoureux, aussi, d’entendre les macronistes et les lepénistes dire « l’année prochaine, si Jean-Luc Mélenchon est président de la République et qu’Arcelor est nationalisé… » ou encore « ne Mélenchons pas tout », jeu de mot qui en dit long sur leurs obsessions. Venu en tribune pour assister, avec les salariés, à ce moment historique de vote par l’Assemblée en deuxième lecture de la nationalisation d’Arcelor Mittal, Jean-Luc Mélenchon était donc au centre des débats. Hydre bicéphale désormais incapable d’entrer en campagne sans se déliter, le RN s’abstenait, n’ayant plus aucune ligne politique sur ce sujet comme sur celui des retraites, perdu entre la ligne de Marine Le Pen et celle de Jordan Bardella.
Mais les insoumis étaient présents aussi là où ils étaient sans doute le moins attendus par la sphère politique et médiatique : au beau milieu de la coupe du monde de football qui débute cette semaine. Car avec la production et la vente du maillot « Mélenchon 27 », le moins qu’on puisse dire, c’est que nous avons frappé un grand coup ! Qu’on en juge par le résultat des ventes : dans nos prévisions optimistes, nous avions prévu de vendre un petit millier de maillots sur une semaine. Mais ce chiffre a été atteint… en deux heures ! Et au moment où j’écris ces lignes, nous en sommes déjà à 8.000 maillots vendus. Autrement dit : il est plus que probable que durant la coupe du monde, vous voyiez passer un de ces maillots. Quant à la couverture médiatique et numérique, elle a été impressionnante : en attendant de le voir les soirs de match, plusieurs millions de personnes ont déjà vu ce maillot sur internet.

Et à propos d’Internet… cette semaine a aussi été celle d’une innovation venue du Discord insoumis « La Fabrique » avec la production du premier jeu vidéo de la campagne présidentielle. Un petit jeu tout simple qu’on appelle un « clicker ». Le but : cliquer pour motiver des militants numériques et obtenir des votes en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Et évidemment, atteindre l’objectif d’une victoire à l’élection présidentielle le plus vite possible en cliquant vite et en faisant des choix judicieux de bonus. Simple… mais efficace ! Car j’ai vu au moins Manuel Bompard et Paul Vannier se prendre au jeu dans des vidéos qui donnaient envie de jouer ! Mais aussi des centaines d’insoumis (et pas seulement !) partager leur record de victoire sur les réseaux sociaux. Cela peut vous paraître déconnecté d’une élection présidentielle. Je ne le pense pas. Quand on propose un programme pour un monde meilleur, offrir des temps de jeu, – et de jeu ayant une dimension collective ,- c’est déjà faire un pas dans le chemin de la victoire.
Enfin, et je terminerai par là puisque j’écris cette note de blog dans le train du retour, j’étais quant à moi ce vendredi 12 juin à Lacapelle-Marival, pour la première réunion publique de soutien à Jean-Luc Mélenchon après le meeting de Saint-Denis. Une fois encore, nous avons donc eu le loisir de faire mentir nos adversaires qui disent que les insoumis « oublient la ruralité ». Sornettes ! Lacapelle-Marival est un village de 1.283 habitants situé dans le Lot, département rural qui compte 175.000 habitants et est classé 92e de France en terme de population. Et pourtant, nous étions 250 dans la salle des fêtes du village. Oui, 250 ! Et pas que des insoumis. Il y avait là aussi beaucoup de curieux, beaucoup de gens qui participaient pour la première fois à une réunion publique politique.
Et je comprends très bien ce qui se joue : les insoumis ne sont pas les seuls à avoir compris que l’année 2027 sera plus qu’une simple échéance présidentielle. C’est le moment de trancher entre deux directions pour notre pays. D’un côté, le RN : la pente fasciste à son terme. De l’autre, LFI avec Jean-Luc Mélenchon : L’Avenir en commun et la possibilité de faire enfin de la devise de la République, « Liberté, Égalité, Fraternité », un programme de gouvernement. C’est la saison des tempêtes politiques. Mais la France insoumise sait ce qu’elle fait et où elle va. Avec un programme, une équipe et un seul candidat. Jusqu’à la victoire !

