Antoine Léaument revient dans cette actu politique de la semaine sur quatre sujets majeurs : le budget et l’attitude du Parti socialiste, la loi visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans, l’inscription sur les listes électorales à l’approche des municipales, et enfin le procès de Sandrine Josso contre le sénateur Joël Gayraud. Une vidéo dense, pédagogique et engagée, qui appelle à la vigilance démocratique et à la mobilisation citoyenne.
Il commence par le budget et ce qu’il qualifie d’hypocrisie des socialistes. Antoine Léaument rappelle la succession de « lignes rouges » annoncées puis abandonnées par le PS, depuis le refus du 49.3 jusqu’à l’exigence d’une taxe Zucman, finalement balayée sans entraîner de censure. Il dénonce le fait que les socialistes aient laissé passer un budget comportant près de 4 000 suppressions de postes d’enseignants, notamment dans le primaire et le secondaire, alors même que des territoires comme l’Essonne manquent cruellement de places dans les établissements. Il appelle les citoyens à interpeller leurs députés socialistes et à exiger qu’ils votent la motion de censure, seul moyen réel de s’opposer à ce budget. Il critique également le choix d’examiner la censure un lundi, jour où de nombreux députés ont des difficultés à rejoindre Paris, y voyant une manœuvre politique assumée.
Il revient ensuite sur la prétendue gratuité des parkings d’hôpitaux portée par le PS et soutenue jusqu’au RN. Antoine Léaument explique que deux heures gratuites ne constituent en rien une véritable gratuité et rappelle que la France insoumise a défendu, par amendement, la gratuité totale, rejetée par une alliance allant des macronistes à l’extrême droite. Pour lui, faire payer les familles au-delà de deux heures revient à transformer un moment de solidarité en contrainte financière injuste.
Le deuxième grand sujet porte sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans, contre laquelle la France insoumise a voté. Antoine Léaument reconnaît les effets nocifs des algorithmes, notamment l’addiction liée à la dopamine, l’infinite scrolling et l’enfermement dans des bulles de contenus. Mais il explique que le problème concerne toute la population, pas seulement les mineurs. Il défend un contrôle démocratique des algorithmes plutôt qu’une interdiction ciblée, et alerte sur les conséquences d’une vérification de l’identité en ligne généralisée. Selon lui, cette loi ouvre la porte à une remise en cause de l’anonymat sur internet, pose des risques majeurs pour la vie privée et la liberté d’expression, et a été débattue dans des conditions indignes, en quelques heures seulement, tard dans la nuit.
Il aborde ensuite l’inscription sur les listes électorales, appelant chacun à vérifier sa situation avant les échéances municipales. Il alerte sur les radiations massives pour « perte d’attaches communales », parfois sans information effective des personnes concernées. S’appuyant sur son rapport parlementaire, il rappelle que des villes ont radié jusqu’à 16 % ou 20 % de leur corps électoral, privant de nombreux citoyens de leur droit de vote sans décision judiciaire. Il plaide pour une inscription automatique sur les listes afin de garantir l’effectivité du droit de vote.
Enfin, Antoine Léaument revient sur le procès de Sandrine Josso contre le sénateur Joël Gayraud pour tentative de soumission chimique. Il salue le courage de sa collègue, rappelle la violence psychologique de ce type d’agression et l’épreuve que représente un procès pour les victimes. Il interpelle directement le président du Sénat, Gérard Larcher, lui demandant quelles mesures seront prises pour prévenir de tels actes et protéger les femmes au sein de l’institution. Il apporte son soutien total à Sandrine Josso et insiste sur la nécessité d’un accompagnement psychologique renforcé des victimes.
Antoine Léaument conclut en remerciant les spectateurs, en les invitant à s’abonner à la chaîne et à rester mobilisés sur les enjeux démocratiques et sociaux abordés chaque semaine.
