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#HeHoLaGauche : le coup de com’ raté d’un PS monarchique coupé du peuple

Le lundi 25 avril au soir, les proches de François Hollande organisaient un meeting de campagne présidentielle qui ne dit pas son nom à l’université de médecine Paris Descartes. L’événement, baptisé « #HeHoLaGauche ! », a largement été moqué sur les réseaux sociaux, ce cri d’appel paraissant tout droit sorti d’un épisode des Télétubies ou d’un film de Disney.

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Montage photo : ‏@Monty_Brogan69 (Twitter)

Selon Le Monde : « La salle, composée en partie d’élus et de leurs collaborateurs, était acquise à la cause présidentielle. Au premier rang s’affichait la moitié du gouvernement (…). Si le premier ministre n’était pas présent, certains de ses collaborateurs avaient fait le déplacement. (…) La moitié du cabinet du chef de l’État avait pris place dans les gradins ». Autant dire qu’avec une salle pleine de gens qui voient leurs salaires versés de près ou de loin par le président de la République, il n’était pas difficile de soulever l’enthousiasme autour de François Hollande. La Cour applaudissait son roi absent.

Sur le fond, l’objectif était de montrer que « la droite et la gauche, ce n’est pas pareil » (selon les mots de Najat Vallaud-Belkacem rapportés par Le Figaro). Pour appuyer l’idée, les organisateurs avaient pris soin de déposer sur les chaises un tract recto-verso avec d’un côté un bilan de François Hollande et de l’autre un argumentaire intitulé « Regarde ce que te prépare la droite » qui s’attaque aux propositions des candidats à la primaire des Républicains. Autre mot d’ordre de la soirée : « Agissons pour ne pas revivre un 21 avril » (Vallaud-Belkacem), c’est à dire pour ne pas se retrouver avec un deuxième tour Les Républicains-Front national à l’élection présidentielle.

Voilà l’essentiel. On a là les principales lignes de la communication de ce début de campagne hollandaise. Une communication en totale contradiction avec le quinquennat de François Hollande, qui n’a cessé d’appliquer une politique ultralibérale, prenant même certaines de ses mesures au Front national comme la déchéance de nationalité. Mais voilà : à l’Élysée et au PS, on se dit que ça ne c’est pas trop vu et que ça va passer comme une lettre à la poste de n’avoir aucun programme politique à part de répéter en boucle : « la droite c’est pire que nous ».

Dans cette soirée, il a donc été fait un « bilan » de la politique de François Hollande. Grand absent : l’emploi. D’ailleurs, la ministre du chômage Myriam El Khomri n’était pas là. Pourtant, les quatre ans de mandat de celui qui avait promis « d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année en cours », puis « avant la fin de l’année qui vient », puis « bientôt », puis qui a fini par changer son fusil d’épaule, c’est près de 700 000 chômeurs en plus dans la catégorie A (668 000 très exactement). C’est l’équivalent de la population de Lyon et Saint-Étienne réunies ! Et les hollandais glissent ça tranquillement sous le tapis. Sujet tabou.

À tout point de vue, cette opération de communication apparaît comme celle d’un PS monarchique coupé du peuple qui défend vaille que vaille son roi-président-gagne-pain. Rapportés par Le Figaro, les propos de Bernard Rullier, conseiller en communication du président de la République, sont révélateurs de la logique courtisane qui règne autour de François Hollande : « Je vais rester en poste pour les six ans à venir ! ». Content de lui, sûr de lui. Les idées politiques ne le concernent pas. Il veut juste son poste. Et comme tous les hollandais, il va se prendre de plein fouet la colère du peuple. Celle qui tombe sur Macron quand il sort de chez lui.

Voilà ce qu’est devenu le PS : un astre mort du monde politique français, accroché à un monde qui n’existe plus, usé par quatre ans de pouvoir qui l’ont encore davantage éloigné du peuple. Il est grand de passer un bon coup de balai. Pas seulement sur la présidence désastreuse de François Hollande mais sur la monarchie présidentielle elle-même, qui induit automatiquement ce système courtisan. Il faut en finir avec la 5e République. Pour de bon. Pour ne plus jamais avoir à revivre ces cinq ans de présidence Hollande et ces cinq ans de présidence Sarkozy qui, quoi qu’en disent les tracts du PS, se ressemblent sur le fond et sur la forme.

2017 peut être le moment d’en finir avec ce système politique qui exclut le peuple. Comment ? En convoquant une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle Constitution qui définira de nouveaux droits pour les citoyens. Comme par exemple celui de chasser en cours de mandat les élus dont nous ne serions pas contents, qu’il s’agisse d’un maire, d’un député ou d’un président de la République. C’est ce que propose Jean-Luc Mélenchon avec la 6e République et le référendum révocatoire.

Étrangement, le PS et LR, si différents dans les tracts du PS, sont pourtant d’accord pour être contre cette mesure. Hé Ho ! Ils ne nous prendraient pas pour des idiots, par hasard ?

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