Morandini est condamné !

Dans cette actu politique de la semaine, Antoine Léaument revient sur une série d’événements marquants qui illustrent, selon lui, une dérive autoritaire, raciste et antidémocratique du pouvoir et de la droite parlementaire. Il aborde successivement les textes déposés à l’Assemblée nationale par la droite, la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini, la situation dramatique en Iran, les tensions internationales autour du Groenland et les menaces qui pèsent sur le vote du budget.

Il commence par dénoncer ce qu’il qualifie de « semaine raciste » à l’Assemblée nationale, avec plusieurs propositions de loi portées par le groupe de Laurent Wauquiez. La première vise à interdire le port du voile aux mineures dans l’espace public. Antoine Léaument explique en quoi ce texte est anticonstitutionnel et profondément islamophobe, ciblant exclusivement des jeunes femmes musulmanes. Il alerte sur les conséquences concrètes d’une telle loi, qui placerait la police dans une situation de contrôle permanent des corps et de l’identité des femmes, au mépris des libertés fondamentales.

Il critique ensuite un second texte qui propose de suspendre les aides sociales aux personnes condamnées pour des faits commis lors de manifestations. Il y voit une tentative de criminalisation globale des mouvements sociaux et un deux poids deux mesures flagrant, notamment lorsque les dégradations concernent des mobilisations agricoles. Il rappelle que le droit existant permet déjà de sanctionner les auteurs de dégradations, et que cette proposition vise avant tout à dissuader l’engagement citoyen.

Antoine Léaument s’alarme ensuite d’une troisième proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers ayant tué quelqu’un dans l’exercice de leurs fonctions. Il explique en détail pourquoi cette mesure créerait une quasi-impunité et contredirait frontalement la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi que le Code pénal, qui prévoit au contraire une responsabilité accrue des dépositaires de l’autorité publique.

Il évoque également un texte prétendant lutter contre l’antisémitisme mais qui, selon lui, confond délibérément les Juifs et la politique de l’État d’Israël. Il rappelle que cette confusion est précisément identifiée comme un facteur de danger par les institutions de défense des droits humains et qu’elle risque d’alimenter l’antisémitisme plutôt que de le combattre.

Dans un second temps, Antoine Léaument revient sur la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini pour des faits pédocriminels. Il dénonce le maintien à l’antenne d’une personne condamnée et appelle à une mobilisation pour que les chaînes cessent de lui offrir une audience. Il affirme refuser toute intimidation médiatique et rappelle qu’il s’agit d’une question de protection des victimes et des mineurs.

Il apporte ensuite son soutien au peuple iranien, confronté à une répression massive, à des coupures d’internet et à des milliers de morts. Il condamne le régime théocratique tout en refusant toute instrumentalisation étrangère, affirmant clairement « ni mollahs ni shah », et appelle à soutenir les mobilisations populaires.

Il analyse enfin les tensions internationales liées aux menaces de Donald Trump sur le Groenland et critique l’affaiblissement diplomatique de la France et de l’Union européenne. Il défend une ligne de souveraineté, de non-alignement et de renforcement du rôle de l’ONU.

Pour conclure, Antoine Léaument revient sur la crise budgétaire et la possibilité d’un passage en force par ordonnances ou par 49.3. Il dénonce un gouvernement illégitime, l’attitude du Parti socialiste et appelle à une rupture institutionnelle avec la Ve République, plaidant pour une VIe République redonnant le pouvoir au peuple, notamment par le référendum révocatoire.

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