Invité de la matinale de Sud Radio au lendemain du premier tour des élections municipales, Antoine Léaument revient sur les résultats de la France insoumise, les perspectives du second tour et le contexte politique marqué par une forte diabolisation de son mouvement. Il remercie d’abord les électrices et électeurs qui ont soutenu les listes insoumises malgré la campagne d’attaques, et appelle à une mobilisation accrue, en particulier des abstentionnistes, qu’il considère comme décisifs pour l’issue du scrutin .
Antoine Léaument insiste sur le rôle déterminant de l’abstention dans ces élections. Il prend l’exemple de Paris pour montrer que les abstentionnistes peuvent à eux seuls inverser le résultat du second tour. Il s’adresse directement à celles et ceux qui ne se sont pas déplacés au premier tour, en leur expliquant que leur vote peut faire basculer l’élection. Il remercie également les militants socialistes locaux qui ont choisi de s’allier avec la France insoumise malgré les consignes nationales, estimant qu’ils ont su faire preuve de lucidité face à une direction qu’il juge en décalage avec la situation politique.
Interrogé sur les alliances, Antoine Léaument défend la cohérence de la stratégie insoumise. Il rappelle que son mouvement a toujours proposé de se rassembler dès le premier tour en demandant à être placé en tête pour pouvoir tendre la main ensuite. Il souligne que, malgré les tensions et les insultes venues d’une partie de la gauche, la France insoumise a maintenu cette ligne de rassemblement. Selon lui, cette stratégie est d’autant plus nécessaire que la droite et l’extrême droite sont engagées dans un processus de rapprochement politique, illustré notamment par les prises de position de responsables comme Bruno Retailleau.
Antoine Léaument développe ensuite l’idée d’un front antifasciste. Il affirme que la montée de l’extrême droite et la droitisation de la droite constituent une menace réelle, observable en France mais aussi à l’international. Il défend l’usage du terme « fascisme » en le définissant comme une stratégie de division du peuple au profit des puissants. À l’inverse, il présente la France insoumise comme un mouvement d’unité populaire, qui refuse toute division fondée sur l’origine, la religion ou la couleur de peau, et qui porte des mesures sociales concrètes comme l’augmentation du SMIC, la retraite à 60 ans ou la gratuité de certains services publics.
Dans la suite de l’entretien, Antoine Léaument répond aux accusations d’antisémitisme visant la France insoumise. Il dénonce une stratégie de diabolisation consistant à coller des étiquettes pour discréditer son mouvement, et rappelle que son programme contient des mesures de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Il affirme que la France insoumise défend une vision universaliste et républicaine, fondée sur l’unité du peuple et les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.
Enfin, il évoque les perspectives politiques à venir, notamment l’élection présidentielle de 2027, qu’il présente comme un choix de société entre des orientations sociales et démocratiques ou des politiques libérales et autoritaires. Il réaffirme son soutien aux candidats insoumis engagés dans les municipales, notamment à Toulouse, et conclut en appelant à voter au second tour pour faire gagner les listes de la France insoumise et défendre un programme de transformation sociale.
