martine-billard

Interview de Martine Billard

Le 31 mai 2012, Martine Billard m’accordait une interview dans le cadre de la campagne pour l’élection législative sur la 5e circonscription de Paris. Un article relayé par Agoravox et Place au Peuple.

Antoine Léaument : Jean-Marc Ayrault rencontrait hier les partenaires sociaux en prévision du sommet social qui aura lieu en juin. Que pensez-vous de cette initiative ?

Martine Billard : Je crois qu’il est positif que soit renoué le dialogue social. Pendant les « années Sarkozy », les représentants syndicaux n’étaient convoqués que pour se voir assommer des décisions déjà prises. Il faut espérer que ces pratiques changent et qu’il y ait réellement négociation, d’autant qu’il y a urgence sur pas mal de dossiers. Il y a d’abord la question de l’augmentation du SMIC ; pour l’instant les annonces ne sont pas très positives, puisqu’il est question d’un petit coup de pouce et rien de plus. Il y a ensuite la question des plans de licenciements, puisqu’il semblerait que plus de 45 000 postes de travail soient en jeu dans quarante-six entreprises en France. Dans bon nombre de ces entreprises, il s’agit en fait de licenciements ou de fermetures uniquement pour des raisons financières ; ce ne sont pas des entreprises en difficulté. Si on prend ArcelorMittal, si on prend Unilever avec l’usine Fralib près de Marseille, si on prend Pétroplus, ces entreprises veulent licencier alors qu’elles sont bénéficiaires. Cette situation est inacceptable pour le Front de Gauche.

AL : Que peut-on faire face à cela ?

Martine Billard  : Nous, nous proposons (entre autres) deux mesures. La première est la création d’un droit de veto suspensif des représentants du personnel dans ces entreprises, de manière à pouvoir proposer des contre-plans. Il faut savoir qu’aujourd’hui, que ce soit chez Fralib à Gémenos, ou que ce soit à chez ArcelorMittal à Gandrange, les sections syndicales ont construit des contre-plans qui non seulement permettent le maintien de l’industrie en France, mais intègrent aussi les contraintes écologiques. Il s’agit une dimension fondamentale qui est aujourd’hui prise en compte par les syndicats. La seconde mesure est d’accorder un droit de préemption de l’activité par les salariés, notamment sur les entreprises qui sont utiles à la nation comme ArcelorMittal ou le thé Éléphant. De cette manière, les intérêts de la finance ne prévaudront pas sur les besoins sociaux et les nécessités écologiques.

Pour lire la suite, c’est soit sur Agoravox, soit sur Place au Peuple, au choix 😉 !

 

Les articles ci-dessous sont proposés par un éditeur publicitaire.

Commenter cet article

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués par : *

*